Pourquoi l’open space met notre cerveau à l’épreuve
Concevoir un espace partagé, c’est penser bien plus qu’une question de mètres carrés ou de style d’aménagement. L’open space, emblème moderne des bureaux collaboratifs, promet fluidité, transversalité, intelligence collective… mais, au fil du temps, il révèle un revers sensible : la fatigue sensorielle, la dispersion, l’usure d’une attention qu’il soumet à rude épreuve.
Derrière les plateaux ouverts, il y a des individus : chacun pris dans ses tâches, ses rythmes et ses fragilités. Ce que l’on oublie trop souvent ? Entre murs invisibles et frontières poreuses, l’humain, lui, continue d’avoir besoin de filtres, de repères, de pauses dans le tumulte ambiant.
Plus de 60 % des salariés travaillant en open space se disent gênés par le bruit (ANACT). Et si l’on parle moins de l’impact du mouvement et du visuel, il s’agit pourtant d’un facteur aussi délétère pour la concentration : la “pollution attentionnelle” n’est pas qu’acoustique.