Faire dialoguer espace physique et espace psychique
Pensons : concevoir un espace de travail dans un petit logement, ce n’est pas seulement optimiser le visible. C’est aussi autoriser l’invisible : l’attention, la transition, la capacité à s’extraire et à revenir. Entre le geste et la machine, la main et l’écran, il y a toute une écologie intime à réinventer, même – et surtout – dans 2m².
Créer un espace de travail ergonomique et adapté, même minuscule, ce n’est pas seulement affaire de mobilier. C’est une démarche sensible, rigoureuse, éminemment humaine. S’offrir ces quelques centimètres de juste posture, de belle lumière, de gestes ritualisés, c’est déjà se donner du souffle – et, qui sait, du plaisir – à travailler chez soi.
Observez, testez, ajustez. Car l’ergonomie, ce n’est pas la perfection figée : c’est l’art du compromis, de la justesse, du “presque invisible” au service du vivant.