Comprendre les TMS en logistique : bien plus qu’une affaire de dos
Les troubles musculosquelettiques regroupent des pathologies qui affectent muscles, tendons et nerfs — mains, poignets, coudes, épaules, cou, lombaires. Dans la logistique, ils pèsent lourd. Selon la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie, près de 9 maladies professionnelles sur 10 relèvent des TMS. Outre la souffrance individuelle, cela se traduit par des millions de journées perdues, des coûts pour l’entreprise, un impact majeur sur le climat social.
- Épaule et dos : Port de charges — parfois plus de 15 tonnes manipulées quotidiennement à la main (INRS).
- Poignet et doigts : Manipulation fine, utilisation de scanners, ouverture de colis, montages répétés.
- Genoux et chevilles : Accroupissements fréquents, marches sur sols irréguliers, changements de niveau non anticipés.
Mais parler de TMS, ce n’est pas parler uniquement de pathologies. C’est surtout s’intéresser aux conditions qui les créent : sollicitations physiques élevées, répétitivité des gestes, faible marge de manœuvre et pression de rendement.