Comprendre la surcharge cognitive : un concept clé de l’ergonomie
Parler de surcharge cognitive, c’est évoquer une limite naturelle : celle de notre mémoire de travail, ce « post-it mental » qui ne peut manipuler que 5 à 9 éléments à la fois (Miller, 1956). Lorsque la tâche exige au-delà, le système sature : augmentation du stress, oublis, erreurs de jugement, voire accidents.
La surcharge cognitive résulte de l’inadéquation entre les demandes imposées à l’individu et sa capacité à les traiter efficacement (Young et Stanton, 2002). Les modèles majeurs, tels que la Théorie de la charge mentale de Sweller ou le modèle de Wickens sur l’allocation attentionnelle, montrent l’importance de limiter les sources compétitives d’attention (informations, interruptions, distractions) pour préserver performance et santé (Frontiers in Psychology, 2019).